Un semestre avec Daniel Keene et Christophe Tarkos
A l'heure où le modèle de société hérité de la vision de Milton Friedman et Friedich Hayek semble vacillé, des voix, enfin médiatisées dans de grands organes de presse, nous engagent à inventer un nouveau modèle de développement. La créatitivité, le sensible, la mise en réseau des personnes deviennent des notions qu'Edgar Morin, Cornelius Castoriadis, Lucien Sève, Tom Thomas, Roger Sue ... mettent en avant pour nous aider à penser ce nouveau modèle et à "considérer" au même titre que les connaissances scientifiques et techniques; les artistes, humblement, ont leur mot à dire dans cette réflexion. Nous espérons y contribuer, modestement.
Nos principaux rendez-vous en 2012 :

Nous concevons notre projet comme une mise en chantier de la poésie de Christophe Tarkos : partant d'un tas disparate de matériaux dissemblables, nous souhaitons faire émerger une forme qui fasse sens. Sur la base de matériaux constitutifs d'une forme à priori abstraite : mots, fatras d'objets sonores et matière inerte (argiles, tissus, métaux...), un comédien, un musicien et un plasticien vont faire émerger une forme vivante, mobile, animée.
Premier chantier le 8 mars 2012 dans le cadre du Printemps des Poètes et du Marché de la poésie à la Halle des Chartrons à Bordeaux :
In the mud jusqu'au coup. Les deux mains dans la boue, Robert Keramsi (plasticien) croque les figures hallucinées d'une humanité étrangement familière. Le temps de la représentation, des visages organiques apparaissent, énigmatiques fantômes qui exposent leur fragile constitution, formant ainsi une improbable photo de famille.
In the mud jusqu'au bout. Fred Jouveaux prête sa voix à une sélection de textes tirés de Caisses et se prend au jeu de la rencontre avec Arnaud Rouanet, musicien bien intentionné, amateur de joutes transartistiques en tout genre. Ça jazze, ça se frotte, ça se confronte, ça tripatouille, ça se rentre joyeusement dedans, ça met les pieds dans le plat.
In the mud for mood.Une petite musique de roue de vélo, un petit bidon expressif et la poésie de Christophe Tarkos. Elle est le ciment de cette causerie protéiforme. Sa Patmo, ainsi qu'il l'a lui même nommée, sa langue singulière, têtue et obstinée, trace le chemin de la rencontre entre nos trois compères.
In the mud for mud.Un étrange dialogue s'instaure alors, sous-jacent, inattendu, entre la musique, les mots et la matière. Ces trois éléments se répondent. Ils ne se répondent pas, ils s'éclairent. Ils ne s'éclairent pas, ils mêlent intimement leur petite musique intérieure. Ils s'éprouvent, se modèlent l'un l'autre, le temps d'un premier chantier les mains dans la glaise, premier épisode d'une série de représentations consacrée à l'écriture de Christophe Tarkos. Une première mise en chantier qui appellera d'autres travaux... Juste pour le plaisir de s'y jeter encore.
Julien scrute de sa fenêtre le café au pied de son immeuble. Il est à la recherche d’un père idéal, moins absent que le « vrai ».
Il jette son dévolu sur Pascal, célibataire et sans enfant ; un habitué. Julien après plusieurs vaines tentatives, convainc Pascal de devenir un père de « substitution » mais un père « apprenti » puis qu’il n’a pas d’enfants.
En 13 scènes, sur une année, d'un mois d'avril à l'autre, la pièce montre avec pudeur et délicatesses cet appel d'un jeune préadolescent se sentant délaissé en direction d'un homme qui hésite à endosser le difficile rôle de père… Qui sera l'Apprenti ?
Création 2010 - Pièce « Tout public » à partir de 9 ans. Pièce en tournée de février à mai 2012 (voir dates dans l'agenda)