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Lectures
tous publics
Lève-toi avec moi
Lecture de textes poétiques de Pablo Neruda extraits
du Canto General (1949), des Versos del Capitán (1952),
Odas Elementas (1954) et de Memorial
de Isla Negra (1964).
Avec : Alain Chaniot et Frédéric Jouveaux (lecteurs)
Jean-Philippe Tomasini (guitares)
Durée : 40 mn
«Il reste que je ne suis qu'un homme, mais plusieurs vous diront
quel homme j'ai été. J'ai toujours lutté pour le
peuple et les droits de celui-ci de se gouverner lui-même, j'en
ai frôlé la mort plus d'une fois et j'ai même
dû me sauver de chez moi pour de longues années. Mais
toujours j'ai écrit et aimé la vie. »
Pablo Neruda
Le 6 janvier 1948, alors qu'il est
sénateur au Chili, Pablo Neruda fait un discours au
Sénat, publié ensuite sous le titre "J’accuse". Le
3 février de la même année, la Cour Suprême
du pays approuve la décision de le radier de la liste des
sénateurs. Le 5 février, les tribunaux ayant
ordonné sa détention, il entre dans la
clandestinité. Le 24 février 1949 : Neruda quitte le
Chili en franchissant à cheval la cordillère des Andes...
La même année est publié le « Chant
Général », oeuvre poétique majeure où
l'auteur exalte la vie du continent, sa nature et son histoire en
même temps qu'il dénonce l'imposture des
conquérants et la domination nord-américaine dans un
magnifique cri de douleur et de révolte.
Tel était Pablo Neruda : homme politique, militant obstiné et poète... Par dessus tout, poète...
Lui rendre un juste hommage est un grand honneur, se faire
l'écho de sa poésie est un réel plaisir, mais
surtout, saluer le militant et porter haut cet engagement est un
devoir. C'est, très modestement, la tâche à
laquelle nous nous sommes attelés à travers cette lecture
musicale. Faire une sélection de textes dans une production
poétique aussi considérable était forcément
délicat: nous avons choisi de mettre en avant les textes
où sont privilégiés la ferveur militante et
l'engagement politique de ce grand humaniste.
Les poèmes du maître s'enchaînent sur un tempo que
fixe la musique (chant, guitare, flûte et bombo), librement
inspirée de milongas, vals, bagualas et autres rythmes et
harmonies sud-américaines.
Apéro Jazz autour de l’œuvre
de Christian Gailly
« Be-Bop » et « Un soir au club » (extraits)
Durée : 55 minutes
Avec : Alain Chaniot (lecteur)
Denis Gouzil (guitares)
Une littérature mêlant intrigue,
musique et passion du jazz.
Présentation d’« Un Soir au Club »
par Jean-Pierre Tison, Lire :
« L'histoire est classique
du buveur désintoxiqué qui, après des
années d'absolue sobriété, s'autorise soudain un
petit verre. Juste un petit verre. Et replonge. A fond. Mais l'on ne se
soûle pas que d'alcool. Parfois on ne retombe que pour mieux
ressusciter. Retourner à son vice, à son démon -
à son art - ouvre de somptueux vertiges, interdits aux repentis.
»
Cabaret Contrebande
Spectacle réalisé en
partenariat avec le Musée National des Douanes à partir
de textes, récits et chansons de douaniers et de contrebandiers
du XVIII° au XX° siècle. « Contrebande et
contrechant » plonge le spectateur dans la grande et la petite
histoire des gabelous et des fils du peuple qui rusaient pour
échapper à l’impôt royal ou aux multiples
taxes de la République.
« … un côté ludique dans cette forme de
cabaret ou de lecture musicale, c’est léger (…)
dans la veine de ce qui se faisait dans les années 1900…
»
Sud Ouest Jean-Luc Ellul janvier 2005
Avec : Alain Chaniot (lecture),
Frédéric Jouveaux (lecture et flûte),
Jean-Philippe Tomasini (guitare et accordéon)
Durée : de 20 à 60 mn
Lien vers le site du Musée des Douanes
Lectures réalisées dans le cadre de
« Lettres du Monde » :
Dans le cadre de cette manifestation destinée à favoriser
la découverte des littératures étrangères
et qui se déroule dans divers lieux de la Gironde, la Compagnie
du Si a proposé au cours des trois dernières
années différentes lectures musicales en direction de
tous les publics, autour d’œuvres de la littérature
italienne, anglo-saxonne et chinoise.
« L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche» de Miguel Cervantès (Espagne)


Don Quichotte, c'est cette parodie du chevalier errant, idéaliste et fantasque.
Ce personnage en proie à une folie bien particulière, prenant pour argent comptant toute la littérature chevaleresque, est pourtant bien loin d'une image d'Epinal :
Lui, Don Quichotte de la Manche, servi par un texte aux techniques narratives extrêmement novatrices, échappe à la réalité souvent médiocre du réel par la force de l’imaginaire et l’influence des récits chevaleresques.
Dans cet immense carambolage de sens et de constructions « nous assistons à une puissante comédie humaine qui rassemble les hommes de cours et les paysans, des bandits et des geôliers, des femmes honnêtes et des prostituées. Nous sommes confrontés à un monde foisonnant toujours vivant … »
La déraison de son temps fait du chevalier l'apôtre obstiné d'un Idéal désormais dépassé. Comme le note Georg Lukács, avec Don Quichotte, "la sublimité devient folie" parce que cette sorte d'être ne peut s'exprimer dans le monde qu'à travers des aventures inadéquates. Dans un autre cadre, confronté à la réalité palpable de ses démons, et patronné par une idéologie de l'Esprit – religieuse ou autre –, Don Quichotte serait un héros épique. Mais il n'est ici que problématique – c'est-à-dire romanesque – puisque porteur de valeurs qualitatives dans un monde inauthentique voué, lui, aux valeurs marchandes.»
Ce sont ces errances permanentes entre le don Quichotte « figure emblématique » et le don Quichotte « personnage littéraire d'une oeuvre unique », que la lecture des huit premiers chapitres, derrière laquelle se croisent l'oud, la guitare, la flûte et l'udu, tente de traduire, avec jubilation...
1• Juan José Saer in Magazine littéraire n°358 octobre 1997 p53
2•www.site-magister.com/prepas/quichotte.htm
Avec : Alain Chaniot (lecteur), Frédéric Jouveaux (lecteur) et Jean-Philippe Tomasini (guitare, flûte, oud, udu).
Durée 60 mn
« Nous les moineaux » de Yordan Raditchkov (Bulgarie)

Aussi populaire en Bulgarie que le Petit Nicolas en France, Nous les moineaux raconte les périlleuses et loufoques aventures d’une bande de piafs inséparables, avec Djiff, le narrateur, Mon-Cher-Monsieur, le râleur, Cui, celui qui ne vole qu’en marche arrière, Piou-Piou, le chanteur, et tous les autres…
Écrivain mythique, Yordan Raditchkov (1929-2004)
a été plusieurs fois pressenti comme lauréat
du prix Nobel de littérature.
Tout public à partir de 8 ans
Avec Alain Chaniot (lecteur), Frédéric Jouveaux (lecteur/percussionniste) et Jean-Philippe Tomasini (guitariste). Durée : 50 mn
« Retour à Bastiani »
Rêverie poétique de Michel Suffran, d’après
« le désert des tartares » de Dino Buzzati.
Michel Suffran - après avoir publié « Dino Buzzati,
le laboratoire secret » et « Qui êtes vous Dino
Buzzati ? » - nous plonge ici dans l’univers
envoûtant de cette œuvre majeure de la littérature
contemporaine, « le désert des tartares », qui
continue d’inspirer une multitude d’écrivains et de
fasciner de nombreux lecteurs…
Avec : Alain Chaniot (lecteur)
Création bande sonore : Gérard Hello
Durée : 60 mn
« Modeste proposition concernant les enfants des classes pauvres … »
de Jonathan Swift
« Swift n’est pas uniquement l’auteur des Voyages de
Gulliver, il est un pamphlétaire de talent, un poète
très curieux et un humoriste fou… »
Sylvain Goudemare
Avec Alain Chaniot et Frédéric Jouveaux (lecteurs)
et Jean-Philippe Tomasini (guitare)
Durée : 40 mn
« L’étrange cas
du Dr Jekyll et de Mr Hyde »
de Robert Louis Stevenson
Avec Frédéric Jouveaux (lecteur)
et Jean-Philippe Tomasini (synthétiseurs et lecture en anglais)
Durée : 45 mn
« Trouée dans les nuages »
de CHI Li
Roman, Actes Sud, 2001, Babel, 2004
L’enfer c’est le couple …. Ce drame domestique
atteint des sommets de lucidité et témoigneà la
fois du statut subalterne des femmes dans la société
chinoise, de l’arrogance masculine
et de l’insoumission, et de la finesse d’esprit d’une femme assoiffée de justice.
Blandine Longre, startmag.com –avril 2004
Avec Alain Chaniot
Durée : 50 mn
« La montagne de jade »
de Xiaomin Giafferri-Huang
« Un récit qui évoque deux années de la vie
d’une adolescente envoyée à la campagne, Li, la
narratrice dessine le portrait d’une Chine maoïste où
il ne faisais pas bon être intellectuelle, (…)Xiomin
Giafferri-Huang retrouve ici dans une langue française fluide et
poétique, cette rude Chine de sa jeunesse à laquelle, par
amour de la vie, elle a su résister. »
Michèle Gazier, Télérama, mars 2004.
Avec Alain Chaniot
Durée : 30 mn
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