Le 22 novembre 2009
Deux transfuges de l’éternel
Musée National des Douanes – Bordeaux
Représentations à 14h30 et 16h30
Renseignements : 05 56 48 82 85



La terrasse de Malenciel






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dominique Trento
06 23 39 32 01
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Deux transfuges
de l'éternel
Lavoisier et Boucher de Perthes

Michel Suffran a écrit un dialogue imaginaire entre deux grands découvreurs :
Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-1794)
et Jacques Boucher de Perthes (1788-1868).
Dialogue qui s’apparente à une «ardente quête de Vérité», à une «interrogation passionnée sur les liens entre l’Esprit et la Matière.»
«Intuitions suffisamment dérangeantes pour
leur valoir le désaveu cuisant de leurs contemporains… et le titre de précurseurs
en cette orée du XXIe siècle où ne cessent de s’ouvrir tant de vertigineuses perspectives.
Ainsi leurs cheminements solitaires auront
rejoint notre commune Destinée.
Ils sont des nôtres, désormais. »

La pièce

«Les grands esprits de rencontrent !»,
s’exclame-t-on parfois, non sans une ironie dissimulant, il se pourrait, quelque secrète envie.
Qui ne rêverait, en effet, de surprendre une conversation à bâtons rompus entre deux éminents personnages que le hasard des naissances, le gouffre des ans, parfois des siècles, ont séparé ? Montaigne dialoguant avec Pascal, Mauriac avec Baudelaire, Montesquieu avec Marc-Aurèle – ou Jacques Ellul- qu’ils en auraient à se dire !
... Et à nous apprendre !

L’idée n’est pas neuve : ces «dialogues des morts» sont même devenus une manière d’exercice littéraire auquel, de Lucien de Samosate dans l’Antiquité à Fénelon au XVIIe siècle, de hardis pionniers se sont risqués.
Dès lors, pourquoi ne point imaginer pareil échange, sans cérémonie – d’homme à homme- entre deux grands découvreurs : Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-1794) et Jacques Boucher de Perthes (1788-1868) ?
Qu’ont-ils, à première vue, en commun, sinon d’avoir exercé des fonctions importantes à la Direction des Douanes ? Pour le reste, tout, ou presque, semble les séparer : le premier, considéré comme l’illustre fondateur de la Chimie moderne, a creusé méthodiquement son sillon de chercheur avant de périr sur l’échafaud, lors de la Terreur ; le second pourrait passer pour un polygraphe effervescent, un insatiable et séduisant « touche- à- tout », s’il n’avait élaboré, sur le tard, une féconde hypothèse, fondée sur une observation « de terrain », quant aux origines antédiluviennes de l’Homme, en désaccord radical avec les théories officielles des pontifes de son temps.

Reste un élément essentiel pour unir le rigoureux et l’intuitif, les rapprocher de façon indissoluble : cette quête ardente de Vérité, cette interrogation passionnée sur les liens entre l’Esprit et la Matière. Intuitions suffisamment dérangeantes pour leur valoir le désaveu cuisant de leurs contemporains… et le titre de précurseurs en cette orée du XXIe siècle où ne cessent de s’ouvrir tant de vertigineuses perspectives.
Ainsi leurs cheminements solitaires auront rejoint notre commune Destinée. Ils sont des nôtres, désormais.

Michel Suffran septembre 2008

L’auteur (1)

Michel Suffran est né rue Saint-Rémi à Bordeaux, tout près du port dont il conserve, gravée dans sa mémoire, l’intense palpitation. Puis il a vécu dans un village du Lot-et-Garonne qui a servi de cadre à son premier roman : Le Lieu le plus obscur (1982).
Michel Suffran a exercé pendant une trentaine d’années la médecine et a mené parallèlement un travail d’écrivain. Il s’est d’abord consacré à l’écriture radiophonique et à l’écriture de films (œuvres originales et adaptations littéraires). Il a ensuite développé une œuvre prolifique et extrêmement diverse : roman, poésie, histoire, nouvelle, essai, biographie… avec une prédilection pour la création théâtrale. Il collabore régulièrement avec le Groupe 33, le Théâtre de la Lucarne, le Théâtre du Port de la Lune.
Son premier livre publié, Sur une génération perdue, 1965, est consacré aux écrivains aquitains nés vers 1885, pour la plupart disparus dans la fournaise de la guerre de 1914-1918.
Michel Suffran a bien connu François Mauriac à qui il a dédié une part de ses ouvrages de critique littéraire. Il a également publié un livre autour de Dino Buzzatti (Qui êtes-vous Dino Buzzatti ? - La Manufacture, 1991) un autre de ses « compagnons des routes intérieures ».
Michel Suffran a été récompensé par le Grand Prix littéraire de la ville de Bordeaux. Il est également membre de l’Académie des sciences, arts et belles lettres de Bordeaux.

(1) in http://arpel.aquitaine.fr/spip.php?article6110


Deux transfuges

Deux transfuges

L’équipe :

Antoine-Laurent de Lavoisier :
Marc Depond
Jacques Boucher de Perthes :
Alain Chaniot
Regard : Frédéric Jouveaux
Costumes : Anne Vergeron
Chargé de communication :
Dominique Trento

Production : Musée National des Douanes
Compagnie du SI
Avec : Marc Depond et Alain Chaniot
Création au Musée National des Douanes

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